Maladies commencant par "H"
 

Cette page regroupe toutes les maladies commencant par "H". Pour chaque maladie, l'AIRG a réuni un ensemble de documents (description, avancées des recherches, parution d'articles dans la revue Nephrogène).


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Hématurie familiale autosomique dominante - anomalies vasculaires rétiniennes - contractures
 

Description : Ce syndrome se caractérise par une hématurie sans protéinurie associée à des manifestations extra-rénales : tortuosité artérielle de la rétine responsable d'hémorragies rétiniennes, arythmie cardiaque, phénomène de Raynaud, contractures musculaires congénitales. Il a été décrit chez les membres d'une famille sur quatre générations. Contrairement à d'autres formes d'hématuries familiales, les reins ne présentent pas d'anomalies des glomérules ni de l'épaisseur de la membrane basale. L'expression des chaînes du collagène de type IV est normale. Le mode de transmission est de type autosomique dominant. *Auteur: Orphanet (mars 2006)*.
     
  Source : ORPHANET.  
     
Hémolytique et urémique atypique, syndrome
 
     
  COMMUNIQUE - Service de communication - 8 février 2010  
     
  Désignation du médicament « Facteur H du complément » du LFB
comme médicament orphelin au titre du règlement USA
 
     
  Le LFB (Laboratoire français du Fractionnement et des Biotechnologies) a reçu le 7 décembre 2009 la confirmation de la décision de la Food and Drug Administration, d’inscrire au registre de l’Office of Orphan Product Development son « Facteur H du complément » dérivé plasmatique actuellement en développement préclinique.  
     
  Cette décision fait suite à l’avis positif rendu par le « Department of Health and Human Services » de la FDA.  
     
  L'indication orpheline désignée est le traitement du Syndrome Hémolytique Urémique atypique (SHUa) associé à une anomalie héréditaire du système du complément.
Malgré des avancées médicales dans la connaissance de la pathologie ces dernières années, le SHU(a) est aujourd’hui sans solution thérapeutique satisfaisante.
 
     
  Le Facteur H, principal régulateur de la voie alterne du complément, est une glycoprotéine plasmatique, essentiellement synthétisée par le foie. Connu depuis longtemps, son implication dans le SHU(a) n’a été mise en évidence qu’à la fin des années 90.  
     
  Le SHU(a), maladie qui survient le plus souvent chez de très jeunes enfants âgés de moins de 3 ans, conduit à la perte de la fonction rénale pouvant engager parfois le pronostic vital. Cette pathologie extrêmement rare se classe parmi les microangiopathies thrombotiques.
Elle affecte moins de 1 000 personnes actuellement aux USA ce qui est bien inférieur au seuil de prévalence en deçà de laquelle une pathologie sans traitement efficace peut être reconnue orpheline aux Etats-Unis.
 
     
  L’existence d’un registre européen permet d’estimer la prévalence du SHU(a) lié à une mutation sur le Facteur H entre 1 et 2 cas par million d’habitants. Cette pathologie affecterait donc 450 à 800 personnes en Europe dont moins d’une centaine en France.  
     
  Le Facteur H du LFB avait déjà fait l’objet d’une désignation orpheline par la commission européenne, le 26 janvier 2007, dans la même indication.  
     
  A propos de LFB S.A.  
  Le LFB est un groupe biopharmaceutique français qui développe, fabrique et commercialise des médicaments indiqués dans la prise en charge de pathologies graves et souvent rares dans des domaines thérapeutiques majeurs : l’hémostase, l’immunologie et les soins intensifs. Numéro un en France et au 6ème rang dans le monde dans le domaine des médicaments dérivés du plasma, le groupe LFB, à travers sa filiale LFB Biotechnologies, est également une des premières entreprises européennes dans le développement d’anticorps monoclonaux et de protéines de nouvelle génération issues des biotechnologies. En 2008, 67 millions d’euros ont ainsi été consacrés à la recherche et développement, soit 19% d’un chiffre d’affaires de 352 millions d’euros. Le groupe LFB est présidé par Christian Béchon, et compte 1.531 collaborateurs  
     
  Pour plus d’information sur le LFB : www.lfb.fr  
     
  Contacts Presse  
     
 
  LFB     Financial Dynamics
  Sandrine Charrières
Directeur de la Communication
Tél. : 01 69 82 72 80
Courriel : charrieres@lfb.fr
    Florence de Montmarin / Nathalie Baudon
Tél. : 01 47 03 68 10
Courriel : florence.demontmarin@fd.com
Courriel : nathalie.baudon@fd.com
 
     
  L'AIRG a publié sur ce sujet dans la revue Néphrogène Avril 2001  
     
     
Hyperaldostéronisme familial type 1
Ou Hypertension sensible à la dexaméthasone
Ou Hypertension sensible aux glucocorticoïdes

 
     
 

Description : L'hyperaldostéronisme familial de type 1 est une pathologie héréditaire rare de transmission autosomale dominante due à l'expression ectopique de l'aldostérone synthase dans la zone fasciculée de la glande surrénale. Elle se manifeste par une hypertension artérielle sévère précoce (souvent apparue avant l'âge de 20 ans), un tableau biologique d'hyperaldostéronisme primaire d'intensité variable et un taux anormalement élevé de dérivés 18-oxo et 18-hydroxy du cortisol. Le défaut moléculaire responsable de cette pathologie est la survenue d'un événement de recombinaison génétique sur le bras long du chromosome 8 entraînant une duplication-fusion entre la partie 5' du gène de la 11 bêta-hydroxylase CYP11B1 et la partie 3' du gène de l'aldostérone synthase CYP11B2 , deux gènes très similaires (93%) et très proches. L'ensemble des remaniements s'effectue avant l'exon 5 du gène CYP11B2 , qui possède des acides aminés essentiels à la fonction aldostérone synthase. Le gène hybride possède ainsi la partie promotrice du gène CYP11B1 , sensible à l'Adrenocorticotropic Hormone (ACTH), et la partie codante du gène CYP11B2 . Ceci conduit à une synthèse surrénalienne excessive, dépendante de l'axe hypothalamo-hypophysaire, de composés minéralocorticoïdes. Le diagnostic et le dépistage familial reposent sur la mise en évidence du gène hybride par Southern Blot et/ou PCR. Les dosages urinaires montrent une élévation majeure des composés 18-oxo et 18-OH du cortisol. La certitude diagnostique permet la mise en place d'un traitement spécifique freinateur basé sur l'association de petites doses de dexaméthasone avec un anti-aldostérone. *Auteur : Pr X. Jeunemaitre (octobre 2001)*.

Source : ORPHANET.

 

 

 

Hypercalciurie idiopathique

Pas de description disponibles

 

L'AIRG a publié sur ce sujet dans la revue Néphrogène de Décembre 2000

 

 

Hyperoxalurie
Ou Alanine-glyoxylate aminotransférase, déficit en (hyperoxalurie type 1)
Ou D-glycérate déshydrogénase, déficit en (hyperoxalurie type 2)
Ou Oxalose

Description : L'hyperoxalurie primitive de type I ou oxalose est liée au déficit d'une enzyme peroxysomale hépatique, l'alanine-glyoxylate-aminotransférase (AGT). Les premiers symptômes apparaissent dans environ 2/3 des cas avant l'âge de 5 ans, secondaires à des lithiases responsables d'infections ou d'obstruction des voies urinaires. L'insuffisance rénale terminale survient avant l'âge de 15 ans dans près de la moitié des cas. Du fait de l'insuffisance rénale, l'oxalate s'accumule dans les tissus et entraîne des troubles du rythme cardiaque, une hypertension artérielle, une artérite des membres, des fractures responsables d'ankyloses douloureuses et d'un état grabataire. L'hyperoxalurie est associée à une hyperglycolaturie. Elle est transmise selon le mode autosomique récessif. L'activité de l'AGT peut être mesurée sur biopsie hépatique. Le diagnostic anténatal est possible sur biopsie de trophoblaste avec recherche de la mutation si elle a été identifiée dans la fratrie ou sur biopsie hépatique du foetus. Le traitement comporte des boissons abondantes, une alcalinisation des urines et le phosphate de pyridoxine, coenzyme de l'AGT. La transplantation rénale seule ne corrige pas le trouble métabolique expliquant la récidive. La transplantation hépatique, souvent associée à une transplantation rénale, est la solution de choix, en particulier chez l'enfant. Dans tous les cas, la transplantation doit être effectuée avant ou rapidement après la mise en dialyse afin d'éviter les complications extra-rénales. Il existe un autre type d'hyperoxalurie (type II), extrêmement rare, dû à un déficit en glycérate déshydrogénase. *Auteur : Pr P. Niaudet (mars 2004)*.

Source : ORPHANET.

 

L'AIRG a publié sur ce sujet dans la revue Néphrogène de Décembre 2000

 

 

 

 

Hypomagnésémie rénale hypercalciurie néphrocalcinose

Description : L'hypomagnésémie rénale avec hypercalciurie et néphrocalcinose est une maladie rénale évolutive. Des infections récurrentes du tractus urinaire et des calculs rénaux sont fréquemment observés ; des anomalies oculaires, à type de nystagmus horizontal, myopie, calcifications cornéennes et choriorétinite, sont décelées chez le tiers voire la moitié des patients. Ni la prise chronique de magnésium par voie orale ni celle de diurétiques (thiazides) ne permettent de corriger la magnésémie ou la calciurie. Le traitement consiste donc à prévenir l'apparition de calculs. Cette pathologie se transmet sur le mode autosomique récessif : le gène responsable CLDN16 est localisé en 3q28-3q29. Il code pour la protéine CLAUDIN16, composée de 305 acides aminés, et qui présente une homologie de séquence et de structure avec la famille des claudines des protéines de jonction serrées. Les claudines sont exprimées spécifiquement dans certains tissus ; leur expression est aussi fonction de l'espèce. Jusqu'à présent, 24 claudines ont été identifiées. Elles peuvent former des voies paracellulaires sélectives grâce à des interactions homo- et hétéromériques. *Auteurs : Drs I-C. Meij et N. Knoers (mai 2003)*.

Source : ORPHANET.

 

L'AIRG a publié sur ce sujet dans la revue Néphrogène de Décembre 2000.


Hypoplasie rénale oligoméganéphronique
Ou Oligoméganéphronie

Description : L'oligoméganéphronie est une anomalie grave, bilatérale, de développement du rein (sans malformation des voies urinaires). La prévalence est inconnue. Le poids à la naissance est souvent inférieur à la moyenne. La maladie peut se révéler à la naissance par une insuffisance rénale, un trouble de concentration des urines, une fuite rénale de sel ou une acidose. Au cours de la première année de vie, ces enfants ont une anorexie accompagnée de vomissements et leur croissance en poids et en taille est ralentie. L'oligoméganéphronie est caractérisée histologiquement par un nombre réduit de néphrons, des glomérules hypertrophiques avec un diamètre plus important que la normale, des tubules hypertrophiques, un épaississement de la capsule de Bowman. Les deux reins sont atteints de façon symétrique. Dans certains cas, l'oligoméganéphronie peut être diagnostiquée en raison d'une protéinurie découverte fortuitement lors d'une analyse d'urines de routine. Chez d'autres patients, la maladie est découverte en raison d'un ralentissement de la croissance staturale ou d'une polyurie et polydipsie. La plupart des cas recensés ne sont pas associés à une anomalie génétique, sauf en cas de syndrome BOR (voir ce terme). Le traitement de l'oligoméganéphronie au stade d'insuffisance rénale terminale comporte un programme de dialyse-transplantation. *Auteur : Pr P. Niaudet (février 2007)*.

Source : ORPHANET.

 

 

 
     

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